22 août 2019

Un air de vacances


La grande plage
Les Sables d'Olonne. Un front de mer massacré par les promoteurs des années 70 mais un charme certain pour cette ancien port d'armateurs du XVIIIe siècle.


Le phare de Men Ruz
Autre côte, plus renommée, à juste titre. Ploumanach et ses rochers.
Le clocher de l'église Saint-Cornely à Carnac
Vannes

La Teste de Buch

31 juillet 2019

Direction Amsterdam

Centraal Station
Chaque année, le grand rassemblement des Urban Sketchers a lieu dans une ville différente. En Europe, en Asie ou aux USA. Chaque continent a son tour ! L'an dernier c'était Porto, exceptionnellement, cette année Amsterdam.
Cela faisait longtemps que je n'y étais pas revenue. Quel enchantement ! Une ville au caractère affirmé avec ses canaux bordés d'arbres, d'églises aux clochers étonnants, etc...
Ici la gare, impressionnant monument de briques construit au XIXe siècle par Pierre Cuypers, le même qui édifia le Rijkmuseum. Ce bâtiment repose sur 9000 pilotis enfoncés dans le sable sur 3 ilots artificiels. Car la Hollande est un pays sous le niveau de la mer... d'où son nom de Pays-bas !
Curieuses horloges : celle du pavillon de droite indique les heures et celle du gauche... la direction du vent.
Chose étonnante aussi : le parking en plein air, non pas de voitures mais de vélos. 7000 places quand même. C'est dire l'importance du vélo dans la ville d'Amsterdam.

Fondé au XIVe siècle, le Beghinhof, ou béguinage abritait une communauté de dames catholiques qui venaient en aide aux malades. Un havre de paix et de fraîcheur en ces temps de canicule. 
Quant aux vélos, il y en a partout. Ca grouille. Des feux bicolores rouge et vert sont là pour organiser le flux entre les piétons et les vélos. Le tram est plus sûr (3,20€ pour 1h).

Egelantiergracht. L'un des 4 canaux les plus prestigieux de la ville
La numérotation des grands canaux se fait à partir de la gare centrale. Un peu comme à Paris à partir de la Seine. Et ça tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les numéros impairs à gauche, les numéros pairs à droite.
7000 de ces maisons bordant les canaux sont classées monuments historiques. Elles datent essentiellement du XVIIe et XVIIIe siècles. L'imposition fiscale au prorata de la surface occupée au sol explique leur étroitesse. Le nombre de fenêtres sur la largeur de la façade indiquait aussi la fortune du propriétaire. La majeure partie en ont 3. La maison de Rembrandt, elle, en comportait 4 ou 5. C'est dire la taille de sa fortune dans ses jours fastes.
Par ailleurs, si elles paraissent s'incliner vers le canal, c'est pour éviter que les charges hissées par le crochet au sommet, ne viennent heurter la façade. Car impossible de monter quoique ce soit vu l'étroitesse des escaliers. Le penché en latéral est une autre histoire. Car comme la gare, les pilotis sur lesquels reposent les maisons s'enfoncent.

Dans le cœur historique, autant de vélos que de ponts. Celui-ci est en bois et à bascule pour laisser passer les grosses péniches. Il est typique d'Amsterdam. Sur Rembrandtplein, la place Rembrandt, est édifié une sculpture en bronze d'une vingtaine de statues figurant la milice bourgeoise de 1642, la fameuse ronde de nuit du peintre. Chacun y va de son petit selfie en compagnie d'une statue ! 

Ah, les clochers d'Amsterdam et leur carillon ! Ils ressemblent plus à des tours ouvragés. Rembrandt fut inhumé dans la fosse commune de Wester Kirk (l'église de l'ouest) en 1669.
Amsterdam ne peut que s'étendre sur les iles environnantes. Au nord-est de la gare, en traversant l'Ij, de nouveaux quartiers émergent. Ici à Javaeiland dont le nom rappelle les anciennes colonies d'Indonésie. Un quartier résidentiel et contemporain avec quelques immeubles tordus comme un clin d'œil aux vieilles maisons.

La température a grimpé jusqu'à 36°... Pour clore ce 4e jour de symposium, petite virée à la "plage", face au musée national de la Marine, ses vieux galions et le Nemo, une proue de cuivre vert construit par Renzo Piano, abritant le musée des technologies. Bye bye Amsterdam, rendez-vous l'an prochain à Hong-Kong ?

8 juin 2019

Rencontre nationale USK à Dijon


En arrivant à Dijon, je ne m'attendais pas à voir une ville au patrimoine architectural si prestigieux. Le centre historique a été magnifiquement restauré. Les innombrables églises de toutes les époques et de tous les styles et les maisons à colombages du Moyen-Age cohabitent parfaitement avec les hôtels particuliers du XVIIIe siècle. 


Le choix du sujet était parfois difficile car les angles de vue étaient nombreux... et compliqués. Que de toits enchevêtrés et de clochers différents ! Question perspective et architecture, nous étions servis. Un vrai régal.


Les touristes, nombreux pour ce week-end de l'Ascension, ont été très curieux et bienveillants devant ces ribambelles de croqueurs.


Quant à l'organisation de cette rencontre, bravo. Les parcours étaient très bien faits et les visites spéciales avec Fred le conférencier, passionnantes. Un grand merci à toute l'équipe de Bourgogne-Franche-Comté.

27 mai 2019

Rome bis et ter

Stage de 5 jours de nouveau à Rome. Quelques dessins avant de commencer le stage et quelquefois le soir. Comme une envie de buller à l'italienne ! Pas très productive.

Un dessin sur la place du Panthéon, bondée de touristes.

Et une commande spéciale de Nathalie de la piazza della Madonna dei Monti. Comme souvenir de leur passage dans ce quartier pendant un an.

23 avril 2019

Notre-Dame et ses admirateurs

J’avais déjà dessiné Notre-Dame en 2016, avec sa flèche et son toit bien visibles quasiment du même endroit. Plus récemment à Noël avec son traditionnel sapin. Le samedi 20 avril, nous avons décidé avec Anne-Isabelle d’aller voir la grande brûlée et rejoindre Simon et son talent ! Magnifiques ses dessins aux encres de couleur et directement au pinceau. L’incendie et le battage médiatique qui s’ensuivit conféraient tout à coup à cette vieille dame une touche de « célébrité » supplémentaire. Le soleil rayonnant et la soif d’évènement sensationnel attiraient un nombre croissant de badauds. Plus peut-être que la visite au chevet d’une grande malade. 

Il manquait la flèche. Une grue ou un bras métallique la remplaçait optiquement, un peu plus courte et coiffée d’une touche orange. De l’entrelas des échafaudages déjà présents avant la catastrophe et comme d’une gigantesque toile d’araignée, émergeait une nacelle jaune. Quelque chose clochait et l’ambiance festive autour plutôt incongrue. J’aurais sans doute dû traiter cette ferraille noire à l’encre pour donner un côté plus dramatique.

Coté parvis, nous avons réussi à nous glisser juste derrière la banderole rouge et blanche du périmètre de sécurité. J’ai discuté avec un CRS sympa, en plein cagnard, suant sous son harnachement mais ravi d’être dessiné ! Moi aussi, d’ailleurs, j’ai souffert pour ne pas me perdre dans les détails de cette architecture massive mais sophistiquée. Ma tour penche comme si elle allait tomber.
Le plus émouvant et surprenant était ces grands bras métalliques qui s’activaient le long des tours comme des bras de chirurgiens. Des pompiers en orange fluo se déplaçaient sur les balcons comme de minuscules fourmis. Je me serais d’ailleurs bien passée des interviews de journalistes (TV allemande ZDF et radio) arrivés comme des mouches et me demandant mon ressenti. Le reportage dessiné est sans doute une manière moins intrusive de couvrir un événement. Curieux aussi que la parole déconcentre autant quand on dessine.